1. Les images : ce que vous montrez n’est pas ce que les gens voient
Une image vaut mille mots mais jamais les mêmes selon les cultures.
Imaginez une photo d’équipe, bras dessus bras dessous :
En Europe : « Quel bel esprit d’équipe ! »
Au Japon : « Pourquoi sont-ils aussi proches ?! »
Ou encore une belle maison de campagne avec une porte rouge.
Aux États-Unis : « Chaleureux ».
En Afrique du Sud : « Maison potentiellement risquée ».
En Chine : « Chance et prospérité ».
La même image peut donc déclencher des interprétations diamétralement opposées.
Conseil : éviter les images qui reposent sur des codes culturels, sauf si vous les maîtrisez. Choisissez des visuels ancrés dans le contexte local ou neutres.
2. Les symboles : les faux amis graphiques
On adore les icônes simples.
Le problème ? Leur simplicité n’est pas universelle.
• Une croix, une étoile ou un motif traditionnel peut être positif ici et sensible ailleurs.
• Même les pictogrammes les plus basiques (flèches, boutons, logos) peuvent induire des interprétations inattendues.
La flèche en est un parfait exemple :
Vers la droite, elle signifie « avancer » mais dans les cultures qui lisent de droite à gauche, elle évoque le fait de « reculer ».
Quant au hibou, sage et studieux en Occident, il est ailleurs un symbole de malheur.
Conseil : choisissez des icônes minimalistes, dépouillées de références culturelles.
3. Les couleurs : un langage visuel à double tranchant
Les couleurs sont probablement le premier élément visuel qui varie le plus d’un pays à l’autre.
• Vert : nature en Europe, mensonge en Chine
• Blanc : pureté en Occident, deuil en Asie.
• Jaune : optimisme en Europe, jalousie dans certains contextes.
Conseil pratique : testez vos palettes de couleurs et consultez des guides culturels avant toute publication.
4. Les bons réflexes à adopter pour un design interculturel réussi
• Entourez-vous d’experts culturels (ou mieux : de natifs).
• Testez vos visuels avec votre audience cible.
• Adaptez vos icônes, images et couleurs pour chaque version linguistique du site.
• Si l’adaptation est impossible, optez pour une neutralité élégante et intelligente.
Conclusion : maîtriser l’interculturalité visuelle, c’est maîtriser votre impact
Les maladresses visuelles ne sont jamais volontaires.
Elles viennent d’un réflexe naturel : croire que ce qui fonctionne chez nous fonctionne partout.
Mais lorsque vous adaptez vos visuels aux codes culturels, vous envoyez un autre message :
« On s’est intéressés à vous. On vous respecte. On vous comprend. »
Et dans le monde du web multilingue, comprendre son public n’est pas un avantage concurrentiel mais une nécessité.
Les images, les symboles et les couleurs déterminent la manière dont votre marque est perçue.
Chez JL WorldConnect, nous vous aidons à les sélectionner et à les adapter pour toucher efficacement vos audiences internationales.
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